Une mention sur les fibres suit deux types de règles. Les unes fixent un seuil de teneur. Les autres exigent une dose précise d’une fibre précise.
Les mentions de teneur
Le règlement 1924/2006 fixe deux seuils. « Source de fibres » demande 3 g pour 100 g, ou 1,5 g pour 100 kcal. « Riche en fibres » demande 6 g pour 100 g, ou 3 g pour 100 kcal.
D’après notre classement des aliments, les lentilles vertes cuites (8,4 g) atteignent le seuil « riche en fibres ». Les haricots verts cuits (3,2 g) sont une source. Les pommes de terre cuites (1,9 g) n’atteignent aucun des deux seuils.
Les allégations de santé : une fibre, une dose
Elles figurent au règlement 432/2012 et au registre européen. Chacune vise une fibre nommée, avec une dose quotidienne et parfois des conditions de prise.
- Inuline de chicorée native : elle contribue à une fonction intestinale normale et accroît la fréquence des selles, pour 12 g par jour. L’avis de l’EFSA date de 2015.
- Glucomannane : il contribue à la perte de poids dans le cadre d’un régime hypocalorique, pour 3 g par jour en trois prises de 1 g, avec un à deux verres d’eau avant les repas. Une allégation distincte porte sur le cholestérol sanguin, à 4 g par jour.
- Bêta-glucanes d’avoine et d’orge : une allégation porte sur le cholestérol sanguin, à 3 g par jour.
En cas de doute, le registre européen fait foi.
Ce que l’EFSA a refusé
L’EFSA a rejeté les demandes portant sur le rôle prébiotique de certaines fibres solubles, rapporte la revue Réussir. Pour ces fibres, aucune allégation autorisée ne couvre ce rôle.
Faire le calcul de la dose
La dose décide de tout. Si une gélule de 500 mg ne contenait que de l’inuline, il faudrait en prendre 24 pour atteindre 12 g. Pour 3 g de glucomannane, il en faudrait 6.
Le produit Réguline, par exemple, se présente en sachet contenant 12 g d’inuline, d’après sa notice sur Vidal.
Lire une étiquette
Vérifiez le nom de la fibre, puis la quantité par prise. Comparez-la à la dose exigée. En dessous, l’allégation ne s’applique pas.
Le cadre général figure dans notre article « Allégations de santé : qui a le droit de dire quoi ».